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Grandir.Doucement : Un petit bout de chemin, à partager, à transformer ...
Léo. Ou L2o. N°25157. C’est comme ça qu’on m’appelait. Je ne me suis jamais souvenu de mon vrai prénom. Mais Léo c’est bien. C’est court, et simple à retenir. On m’a trouvé dans la rue, en train de massacrer pour un quignon de pain. Ils étaient trois contre moi, des grands. Ils me tournaient autour depuis plusieurs jours. Mais je n’avais pas peur. Je connaissais les rues par cœur, c’était mon terrain, c’était là où j’habitais. Un jour, alors que j’avais enfin trouvé de quoi manger, ils m’ont pris dans un coin. L’un avait son bras contre ma gorge, et les deux autres nous regardaient en souriant. Je ne souriais pas. Mais je ne pleurais pas non plus. Je pensais seulement à la barre de métal rouillé qui trainait juste à côté. Très vite, je serrais ma mâchoire affamée sur le bras du gars qui me tenait, avant de bondir chercher l’arme. Quelques minutes plus tard, j’étais évanoui au milieu d’un bain de sang. Et là, ils m’ont ramassé, les grands de l’organisation. Je devais avoir douze ans.
Les rues, je m’en souviendrais toujours. Je ne sais pas vraiment combien de temps j’y ai vécu. Je ne sais pas comment j’ai réussi à y survivre. Et je ne souviens de rien avant la rue. Je sais juste que tous mes souvenirs l’ont pour décor. Je n’ai jamais voulu avoir une famille. Ou plutôt, je ne me suis jamais vraiment posé la question. C’était moi et la rue, et des gens qui perturbaient cette osmose parfaite. Avec le temps, je n’avais plus peur. Je ne connaissais que ça, et mon petit coin, au fond de la ruelle Guibert, qui me protégeait quand je m’essayais aux rêves. De toutes ces années, je garde une cicatrice, dans le flanc. Un jour où j’étais encore trop petit pour commencer à me défendre vraiment, un homme aux yeux rougis par la drogue m’avait pris par surprise, alors que je rentrais dans ma cachette pour la nuit. Je n’avais pas été assez rapide, et il avait réussi à me planter son canif dans le ventre. C’était la première fois que je tuais un homme, et pendant que la veine de son cou crachait le fluide pourpre de ma victoire, je fixais son regard avec un petit éclat de terreur dans les yeux. Bien trop petit pour mon âge. Depuis, il reste toujours, au fond de ma mémoire défaillante, son visage creux, ses cheveux roux, et ses petits yeux bleu trop clair.
Mais que voulez-vous, on grandit tous, comme on peut, en essayant de s’en sortir. Et puis, des petites choses, en nous, font que l’on prend une route ou une autre. Et sur le chemin, des gens nous repêchent, nous enfoncent, et parfois, nous en sortent. Moi j’ai continué le sentier, longtemps, à en crever, baignant dans le sang, ne songeant même pas à prier pour m’en sortir. Je vivais, de toute mon âme, et je voulais que ça ne s’arrête jamais. Je ne parlais pas. Jamais. Je n’avais personne à qui parler, et ça ne me venait pas à l’esprit, de toute façon. Parler ? A quoi bon. Je n’avais pas besoin de communiquer dans la rue, juste d’écraser les autres, pour m’en sortir moi. J’ai tout appris, seul, et je dois avouer que j’en garde une certaine fierté. J’avais toujours cette arrogance gelée dans les yeux, péninsules de mon cœur et de son tombeau de glace. C’est pour ça qu’ils m’ont récupéré, les puissants du groupe. A partir de ce jour, mes souvenirs sont différents, plus clairs, mais plus machinaux aussi. Organisés dans mon cerveau comme des fiches parfaites, bien à leur place, si bien qu’on n’a même plus envie d’y toucher, de peur de tout mettre sans dessus dessous.
***
Je me souviendrais toujours de cette scène. Ce jour où l’on m’a arraché de mon monde, pour me plonger dans un nouveau. Les trois vauriens étaient étalés autour de moi, et sur mon visage commençait déjà à sécher leur sang. J’avais les sourcils froncés de rage, la faim me tordait le ventre. J’avais envie de vomir. Je ne savais pas comment me sortir de là, j’avais mal partout. La barre rouillée gisait à côté de moi, preuve incontestable de la violence dont j’avais fait preuve. Les flics n’allaient pas tarder, et il en serait fini de moi. Je n’avais même plus la force de me relever, pour courir. Et fuir. Comme toujours. Se cacher au fond de la rue Guibert, à côté de ce carton tordu. Je n’en avais plus la force. La colère faisait battre mon cœur trop vite, et l’adrénaline hurlait dans mes oreilles. Des gens passaient peut-être, bien trop horrifiés pour s’approcher. Ils fuyaient, eux aussi, alors que la police ne les cherchait pas. Je n’ai jamais compris les gens de toute façon. Et puis, j’ai fermé les yeux. Et je suis tombé par terre. Je ne savais pas trop si j’étais mort ou vivant. Je baignais dans le sang, c’était tout. Il entrait dans ma bouche entrouverte, empoisonnant doucement mon âme. Et tout est devenu noir. Il n’y avait que cette douleur dans mon crâne.
Je ne sais pas pourquoi ils m’ont ramassé. Mais quand je me suis réveillé, j’étais sur un lit, dans une petite pièce pleine de blanc et de bois. J’avais peur, pour la première fois depuis longtemps. Je me suis recroquevillé sur moi-même, mes genoux contre mon buste, serrant à en mourir. Je fermais les yeux très fort, à en déchirer les paupières. Et puis, petit à petit, mes muscles se sont détendus, de fatigue peut-être, et ma carapace s’est ouverte. Je me suis levé, essayant de comprendre où j’étais, me déplaçant silencieusement dans la pièce. La pièce était assez petite. Un pan de mur était recouvert d’une planche, et sur ce panneau de bois s’appuyait le lit. En face du lit, il y avait une petite table de bois clair. Et tout le reste était blanc. Même la porte était blanche. Mais j’avais bien trop peur pour tenter de l’ouvrir pour le moment. Alors j’ai choisis de m’approcher plutôt de la fenêtre. Je ne pourrais jamais oublier la terreur que j’ai ressentie ce jour là. J’ai fait coulisser l’ouverture vers le monde, et je me suis trouvé face à face avec un spectacle que je n’avais encore jamais vu. La fenêtre donnait sur le ciel. Et en bas, très loin vers le bas, se tenait une danse orgiaque de bâtiments, de véhicules, et de gens. C’était la première fois que je voyais mon univers de haut, et je me sentais trahi. Je me sentais tellement petit, tellement impuissant. J’avais peur de tomber, dans ce monde où j’avais toujours vécu. La peur du vide me fit retourner sur le lit en courant, essayant d’ignorer les bruits de moteurs qui parvenaient jusqu’à moi. Je me cachai dans le creux de mon propre corps, brisé au plus profond de mon âme. Comme un enfant qui se verrait pour la première fois dans un miroir, réalisant ainsi qu’il n’est qu’un homme, comme tout le monde, et que l’univers ne tourne pas autour de lui.
***
Je restais là, m’écorchant le visage entre mes genoux tremblants, attendant de me réveiller, ou de me rendormir. Je ne savais pas vraiment ce que je voulais, j’étais perdu, me demandant où était la réalité. Qu’est-ce qu’on était, moi et ma petite haine que je trouvais grandiose ? Tout s’écroulait, mon univers, mon monde, arrachant mon âme au passage. Mon cœur battait très vite et me faisait mal, et une larme coulait sur ma joue. C’était la dernière fois que je pleurais. Je n’en ais plus eut le temps après.
Et puis la porte s’est ouverte, et j’ai vite séché mon visage. La première chose que j’ai vu, c’était une main. Une grosse main droite, brulée par le soleil, tachée, avec sur son annulaire, une chevalière en or. Tout de suite, mon esprit a repris sa place, bien loin du cœur, et ma haine naturelle et glacée est revenue se loger dans mon regard. L’homme est entré dans la pièce. Il portait un costume blanc, et une chemise rose. Sa peau trop brune jurait étrangement avec sa tenue, mais malgré cela, il avait une aura intimidante, attirant sur mes lèvres une expression de surprise. Dès cet instant, son visage carré, ses cheveux bruns, et ses lèvres pincées s’inscrirent dans mon cerveau. Quelque chose en moi avait compris que je ne vivrais plus que par lui, par qu’il m’avait sauvé, parce qu’il m’avait sorti de l’enfer de ma petite cachette rue Guibert. Le géant posa les yeux sur moi, des yeux pleins de compassion hypocrite, mais je n’y voyais rien. J’avais juste peur. Il s’approcha pour s’assoir à côté de moi, et posa sa grosse main sur mon épaule osseuse. C’était lourd, mais je ne voulais pas le laisser croire qu’il avait gagné ma confiance.
« Ça va, mon garçon ? Elle te plaît cette chambre ? Marie l’a préparée rien que pour toi. »
Après l’avoir longuement fixé, je tournai la tête pour regarder autour du moi. En y regardant mieux, je remarquai sur la table un vase avec quelques fleurs, à côté d’un croissant et d’une serviette. J’étais moi-même enveloppé dans un pyjama blanc, propre. Ça sentait bon, mais je n’ai jamais eut l’habitude de m’arrêter sur ces futilités pour égayer les sens, j’ai toujours eut autre chose en tête. Peut-être que si j’avais pris le temps de remarquer le bouquet de fleur plus tôt, j’aurais eut moins peur, et même le courage d’ouvrir la porte pour m’enfuir. Mais je n’ai jamais été comme ça. Je me retournai vers l’homme, avec un regard méfiant. Que me cherchait-il au juste ?
« Allez, n’aie pas peur ! Ici, on m’appelle oncle Jim. Tu peux m’appeler comme ça aussi si tu veux. J’aide les enfants comme toi à trouver une voie, pour se hisser tout en haut, tu vois, en haut de la montagne. Mais toi tu es particulier. Je suis sûr que tu pourras monter encore plus haut que les autres. Ça te dit ? Je peux t’apprendre pleins de choses. Et plus personne ne t’embêtera, tu n’auras plus jamais faim. D’accord ? Enfin, nous parlerons de ça plus tard. Dis-moi, comment t’appelles-tu ? »
En disant cela, il resserra un peu sa main sur mon épaule, cherchant peut-être à ancrer ses paroles dans ma peau, pour que je ne les oublie jamais. Pour que je n’oublie jamais à quel point il est gentil, attentionné, un véritable sauveur pour les enfants comme moi. Je le fixais toujours, de plus en plus perplexe. Je ne m’attendais pas à ça. Je n’avais même jamais imaginé qu’un jour, quelqu’un puisse avoir l’envie de m’aider. Je ne lui répondis pas, me contentant de secouer la tête à sa dernière question. Je n’avais pas de prénom, je n’en avais pas l’utilité, il n’y avait personne pour m’appeler.
« Ah, je comprend. Et bien je t’appellerai Léo. C’est joli Léo. C’est le prénom d’un lion dans un livre que j’aime beaucoup. Alors, Léo, veux-tu visiter la Maison avec moi ? »
J’étais complètement déstabilisé. C’était la première fois que quelqu’un me parlais sans agressivité, et j’avais du mal à suivre. Une idée abstraite commençait à effleurer mes pensées pour me signifier que ma vie était maintenant transformée à jamais. Que j’allais devenir comme ces gens, ou peut-être mieux qu’eux. Que j’allais commençait à vivre pour autre chose que pour trouver de quoi me nourrir. L’idée n’était pas désagréable, mais la peur de l’inconnu vibrait toujours au fond de ma poitrine. Je me levai, laissant ma réflexion à plus tard. Il sourit, et m’ouvrit la porte. Je m’engouffrai vers ce monde nouveau, sans jeter un œil vers la petite chambre que je n’étais pas sûr de revoir un jour. Et il referma la pièce derrière nous. Mon numéro brillait déjà sur la porte. 25157.
***
Finalement, j’ai retrouvé la chambre tous les soirs de ma vie. Elle m’accueillait pendant des nuits bien méritées. J’ai rencontré Marie, une petite femme aux longs cheveux bruns et crépus, je l’écoutais même le soir, marmonner quand elle venait m’apporter de quoi manger. Elle disait qu’elle m’aimait bien, que c’était dommage. Mais je lui répondais à chaque fois qu’il n’y avait rien de mieux que trouver ce pour quoi on était vraiment fait. Puis elle partait, en marmonnant encore. Et tous les matins, je quittais la petite chambre blanche et bois, pour aller m’entraîner. Au fil du temps, je voyais de moins en moins l’oncle Jim. Il fallait juste que je m’entraîne, jusqu’à devenir assez fort. Alors j’y mettais toutes mes forces, frappant dans des mannequins avec mes poings meurtriers, tirant avec précision sur des photos de visages inconnus. Et tous les jours, je me refermais. J’ai perdu la peur à nouveau, mon regard s’est glacé, mes lèvres se sont figées. Les autres enfants me regardaient, intimidés. Je ne leur ais presque jamais adressé la parole, je me contentais de m’entraîner, parce que j’avais compris que ça me permettait de garder le petite chambre 25157. Nous étions une trentaine à s’entraîner, des garçons et des filles, entre dix et seize ans, à frapper ces mêmes mannequins, à manier les mêmes lames, mais je sortis vite du lot. L’oncle Jim parlait de talent. Le talent de tuer, le talent du massacre, j’en étais fier. Il disait souvent que je serais bientôt prêt. Alors je m’entraînais encore plus, jusqu’à devoir m’échouer de fatigue sur le lit préparé par Marie.
Cette vie dura trois ans. Jusqu’à ce que l’oncle Jim vienne me parler, un jour où j’étais seul, avec quelque chose de pétillant dans le regard. Il n’avait pas la même attitude que d’habitude, et je compris vite qu’il avait quelque chose derrière la tête.
« C’est très bien mon garçon, très très bien. Tu as vu, tu es devenu très fort. Je te l’avais promis. Maintenant, tu vas pouvoir aller sur le terrain. Pour me prouver que j’ai eut raison de te tirer du pétrin dans lequel tu t’étais mis. Tu penses que tu es prêt ? Tu penses que je peux te faire confiance ? »
Je hochai la tête. J’avais compris ce qu’il attendait de moi. Et j’étais prêt à lui offrir tout ce que j’avais appris pour le bien de l’agence, pour le remercier. Il leva sa main droite, et un homme s’approcha. Il devait avoir tout juste vingt ans, mais il était au moins aussi impressionnant que l’oncle. Il portait un blouson en cuir noir, et un jean assez large. Ses baskets noires me mirent sur la piste. Je le regardai à nouveau. Son visage creux était cerné d’une chevelure noire, en bataille. Sa barbe était mal rasée, et parsemait de tâches noires son teint trop pâle. Son regard vert semblait avoir perdu son éclat à jamais, et lorsque que je le croisai, je sus qu’il avait suivi le même entraînement que moi. Lui aussi avait dû avoir une petite chambre dans ce gigantesque immeuble. Il avait les mains dans les poches de son jean, mais je sentis que s’il le voulait, il pourrait sortir la lame de son blouson et trancher la gorge de l’un de nous, sans même qu’on ait le temps de l’imaginer.
« Léo, voici Ian. Ian va t’accompagner pendant quelques missions, pour t’apprendre un peu le métier, sur le terrain. Il me fera un rapport de tous tes actes, et je pourrais ainsi décider de ta capacité à partir en solo ou non. Ne me déçois pas. »
Et il se leva, pour nous laisser seuls. La salle d’entrainement me paru tout à coup beaucoup plus grande. Ian me fixait, cherchant sûrement à me sonder. Ce jour là, j’espérais pouvoir devenir comme lui, avec ces mêmes yeux glaçant, et cette carrure imposante. J’espérais grandir, exceller dans le métier, pour que l’oncle Jim ne soit pas déçu, pour qu’il soit fier. Mon regard était plongé dans celui de Ian, tous les deux inexpressifs, lorsqu’il ouvrit la bouche, pour la première fois. Sa voix était grave, abimée, mais elle collait bien avec le personnage.
« Viens Léo, je t’explique le contrat, et on va préparer le matos. »
Il m’emmena dans une petite salle que je n’avais encore jamais vue, il me tendit plusieurs armes, et une photo. Sur la photo, un homme regardait le ciel de son balcon. Un homme énorme, blond, répugnant. Il s’appelait Philippe Marchant, avais quarante-trois ans, une femme, deux enfants, et était le chef d’une grande entreprise. Ian me demanda de choisir l’arme que le préférait, je choisi un poignard. Il prit un petit pistolet discret, allongé d’un silencieux, et il m’annonça que nous étions prêts.
***
Il me fit ensuite monter dans une voiture noire, petite, discrète, malgré ses vitres teintées. Une boule commençait à grossir dans mon ventre, emmêlant dangereusement mes intestins. J’étais inquiet, à cause de la pression que l’envie de réussite provoquait. Il fallait que j’y arrive, il fallait que l’oncle Jim soit fier de moi. Que je puisse partir seul, et réussir mes contrats avec brio, pour qu’il soit fier, ou pour que je sois utile. Je serrai les dents, contrôlant ainsi admirablement les tremblements de mes doigts. Il fallait que je sois sûr de moi, que je ne pense qu’à la tâche qui m’avait été confiée. Que mes mains ne tremblent pas, que mon geste soit précis, rapide, sans traces. Je pouvais le faire. Je l’avais fait sur des centaines de mannequins, j’avais fait le parcours parfait, et je comptais bien continuer. Il fallait que je ne fasse aucune bavure, sinon, toute l’organisation devrait en payer le prix, et je savais bien que j’avais déjà une dette énorme à lui rembourser, il ne fallait pas que je commence déjà à en ajouter d’autres. J’aurais l’assurance de Ian, je tuerais ce père de famille obèse, et je laisserais son sang couler sur le sol sans trembler. C’était comme toujours, un meurtre de plus. Seulement un de plus. Sûrement le premier d’une très longue liste.
Et puis, la voiture s’arrêta, Ian se tourna vers moi et ouvrit la bouche. Mais il n’eut pas besoin de parler, je savais ce qu’il allait dire. Alors il se tût, et nous sortîmes de la voiture pour entrer dans la petite cour qui nous faisait face. Je le suivais, attendant le moment où il me laisserait continuer seul. J’avais déjà repéré la victime, seule, sur un petit banc, bien trop petit pour son derrière graisseux. Il n’aurait pas la force de se défendre, il serait trop lent. Ian s’arrêta, et je continuai à marcher, droit devant moi. J’avais les mains dans les poches, l’une tenant le petit poignard, l’autre un mouchoir. Je m’arrêtai derrière lui, contrôlant le tremblement de mes mains. Très vite, sans réfléchir, le mouchoir vint se poser sur sa bouche trop gourmande, et la lame se planta astucieusement entre deux os, pour pénétrer jusqu’au cœur. Le corps se tendit d’un coup, et lorsqu’il devint plus lourd, annonçant le décès du pauvre Philippe Marchant, je retirai la lame d’un coup sec, la mit dans le mouchoir, et retournai vers Ian. Nous retournâmes dans la voiture, et il me sourit. Un sourire de respect qui provoqua une grande fierté dans ma pompe interne. J’avais réussi. Et c’était parti.
Ma mémoire se développa considérablement, pour ancrer dans mon crâne tous les visages qui figuraient sur le haut de mes contrats. Oncle Jim était fier de moi. Pas une seule faute, pas une seule erreur, j’appliquais les consignes à la lettre, et tuais avec plaisir. J’étais devenu l’assassin talentueux de la chambre 25157. L2o. Ou Léo.

Nom : Mandrake
Prénom : Jade
Age : 21 ans
Race : Simple Humaine
Description :
Jade est une jeune fille très jolie. Elle aime cultiver son côté "style gothique", et pour se faire, elle porte souvent des grandes robes ou capes de dentelle noire. Ces robes, formées d'un bustier moulant en haut dévoilant ses formes avantageuses. Avec 1 m 73 pour 52 kg, elle est assez fine, sans pour autant sembler maigre. Sans qu'elle ait besoin de faire de sport, elle garde la ligne, cependant, elle apprécie beaucoup les sports de combats, qui lui permettent souvent d'extérioriser sa colère. Elle a de longs cheveux raides qu'elle laisse pousser jusqu'au milieu de son dos. Ceux-ci, blonds à l'origine, dévoilent maintenant une couleur d'un noir profond, dû à une teinture. Elle les attache rarement, et aime les voir voler au vent. Elle a un visage fin, avec des lèvres très rouges, si bien qu'elles semblent ornées de sang. Des iris bleu lumineux décorent son regard, illuminant la noirceur de sa chevelure. On aperçoit parfois entre deux mèches de ses cheveux une longue boucle d'oreille formée d'une pierre bleue et prolongée par une jolie plume et qu'elle porte à l'oreille gauche. Elle porte également un tatouage d'araignée sur le haut de son sein gauche, et elle le dévoile quelques fois avec des robes plus échancrées.
Caractère :
Jade est très renfermée sur elle même depuis le meurtre de sa mère. Elle s'est crée un monde imaginaire peuplé de lycans et de vampires. Elle s'y réfugie régulièrement quand elle se sent trop agressée par le monde extérieur. Extérieur à son monde.
Les évènements l'ont rendue très méfiante envers les autres, et principalement envers les hommes. Froide et distante, Jade fait tout ce qu'elle peut pour cacher ses sentiments, bien qu'elle n'y parvienne pas toujours. Elle est malgré tout sympathique quand on parvient à briser la glace qu'elle crée devant toute nouvelle personne. Elle est très fidèle à ses amis mais peut être une vraie garce si quelqu'un lui déplait.
Elle est parfois plongée dans des moments de nostalgie quand elle repense à sa vie d'avant le meurtre où qu'un événement lui ramène des images du viol... C'est dans ces moments que l'on peut apercevoir dans ses yeux quelques larmes, qu'elle se force à ne jamais laisser couler.
Sans vraiment le savoir, elle recherche un homme qui pourrait la protéger, et lui faire passer sa peine.
Biographie Jade Mandrake :
Cher journal,
Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Je suis contente, Hazel et Loïc sont venus chez moi. On s'est bien amusés ! Maintenant je suis grande, j'ai huit ans. Mais quand maman m'a donné les cadeaux, elle avait les yeux tout rouges, comme si elle avait pleuré. Tu crois qu'elle est triste de m'offrir des cadeaux ? Papa lui fait des câlins quand maman pleure. Maman pleure beaucoup. Maman, elle est très fatiguée. Ses yeux sont tous noirs en dessous. Mais maman est très belle. Elle a les cheveux très clairs, comme le soleil. Et ses yeux sont comme la mer. Maman est si jolie que je ne serais jamais comme elle ! Alors quand maman est triste, je suis triste aussi, parce que quand elle pleure, elle est pas jolie. Je voudrais que maman ne pleure plus, je voudrais pleurer à sa place. Demain, je suivrais maman, je veux savoir pourquoi elle pleure. Comme ça, je lui ferais moi aussi des câlins, et maman ne pleurera plus.
Cher journal,
J'ai suivi maman ce matin. Maman ne veux pas que je touche à la boîte aux lettres, c'est toujours elle qui le fait, je pourrais me coincer les doigts. Mais non, je suis grande maintenant, mais maman ne veut toujours pas. Je ne peux même plus l'accompagner pour prendre le courrier. Mais aujourd'hui, je me suis cachée, comme ça maman ne m'a pas vue, et je l'ai regardée prendre toutes les lettres. Elle en a pris une, qui était toute noire, et elle a fait tomber toutes les autres. Et maman, elle a encore pleuré, devant la maison. Elle a pris son mouchoir et elle a jeté la lettre toute noire à la poubelle. Tu crois qu'elle n'aime pas le noir ? Et après, elle est rentrée avec le reste du courrier. Mais je suis allée prendre la lettre dans la poubelle. Dans l'enveloppe noire, il y avait un papier rose, avec des jolies lettres écrites en rouge sang. Il y avait écrit :
« DERNIER AVERTISSEMENT »
Je sais pas ce que ça veut dire. Tu le sais toi ?
Maman, elle travaille plus. Elle reste toujours à la maison, c'est parce qu'elle a un gros ventre. Papa me dit que c'est mon petit frère, mais je lui réponds que non, c'est le ventre de maman. Et papa il rigole, et maman aussi. Alors je le dit tout le temps parce que j'aime quand maman rigole. Papa, lui, il est pas souvent là. Il a beaucoup de travail. Papa il est très fort, il écrit des livres très gros, il est très intelligent. Papa, il part partout dans le monde. Il m'a ramené un dromadaire en peluche, venant du Maroc pour mon anniversaire. Comme il sait plein de choses, il sait peut-être pourquoi maman pleure. Je lui demanderais. Demain, je dois aller à l'école, c'est loin de chez moi, il faut marcher longtemps. Mais j'aime bien marcher, et les papillons sont drôles.
Cher journal,
Aujourd'hui, j'ai eut très peur ! Quand je suis rentrée à la maison, maman criait ! Maman, était en haut de la maison. Je suis montée en courant. Maman était dans la salle de bain avec un monsieur très moche qui faisait très peur ! Le monsieur avait un pistolet comme les jouets dans sa main, main ce pistolet là, il brillait, il était en métal. Maman, elle avait peur de ce jouet, elle disait au monsieur de pas la tuer. Alors j'ai dit pareil : « Tuez pas maman, tuez pas maman, j'aime maman. ». Et le monsieur, il m'a tiré les cheveux et il m'a mise dans un placard tout noir, comme la lettre. Maman elle voulait venir me chercher mais elle avait des cordes qui l'accrochaient. Alors maman elle criait, et puis moi aussi. Il y a eu un bruit très fort, et maman elle criait plus. Moi non plus, j'avais très mal. Il y avait un petit trou dans le placard, et un petit trou dans mon bras. Alors maman ne criait plus, et moi non plus. J'avais très mal, et maman avait très peur. Par le petit trou, je pouvais tout voir, mais j'ai pas fait attention, j'avait très mal. J'ai entendu des bruits dans l'escalier très vite. Et j'ai entendu la voix de papa. Il y a eut des bruits très forts, et des cris, et puis la voix de papa qui disait « Tout est fini. » . Le monsieur était allongé par terre. Il était très méchant. Je lui ai donné un coup de pied dans la tête. Papa il avait du sang partout. Maman pleurait encore et papa lui a fait un bisou sur la bouche. Ils m'ont emmené à l'hôpital dans leurs bras. Il paraît que j'ai eut de la chance.
Cher journal,
Ca fait quatre ans que je ne t'ai pas écrit. Mais ma vie a été bien remplie. Mon petit frère n'est jamais né, et ma mère se remet peu à peu des événements. Ca fait maintenant quatre ans, mais je vois encore le visage de l'homme dans mes rêves. Il me fait toujours aussi peur, bien que j’aie grandi. Mes parents ne m'ont toujours pas raconté la véritable origine de cette histoire, mais ce n'est pas cela qui me gêne le plus ; ce qui me tue, c'est plutôt le fait de n'avoir rien pu faire. Ma mère aurait pu crever sous mes yeux, j'aurais été inutile. Comme souvent pour ne pas dire comme toujours. Je suis dégoûtée de moi, et des hommes. Savoir qu'ils peuvent s'en prendre à une femme et une gamine comme ça, ça me tue. Quelle bande de salops ! Je les hais. La nature humaine est bien répugnante. Cette haine qui pousse à tuer.
Je me suis trouvée une passion pour les histoires de lycans et vampires. Ces êtres sont merveilleux, ils me passionnent. Je préfère encore me plonger dans mes bouquins plutôt que de regarder ce monde horrible. Je vois souvent Hazel mais moins Loïc. Hazel va bientôt partir aux Etats-Unis. J'espère bien pouvoir l'y rejoindre plus tard. Mais bon, on a pas toujours ce que l'on veut dans la vie.
Cher journal,
C'est la dernière fois que je t'écris. Je t'écris une lettre d'adieu, noyée dans mes larmes. Je t'écris avec mon cœur qui hurle, je t'écris avec l'espoir que tu trouves une solution. J'aimerais que sur ton papier se forme l'évidence.
Ma mère est morte. Ma mère a été assassinée sous mes yeux. Mes mains sont encore sales de son sang. Lorsque je suis rentrée ce soir, j'ai entendu le même cri qu'il y a bien longtemps. Un cri strident, horrible. Cette fois je n'ai pas hésité, j'ai couru dans la chambre de ma mère, et sans réfléchir, dès que j'y ai vu l'homme, je l'ai mordu. J'ai enfoncé mes dents dans sa chair jusqu'à ce que du sang coule de son avant-bras. Un sang pourpre qui s'écoulait dans ma gorge, et me répugnait. J'ai mit toute ma haine dans cette morsure. J'aurais voulu le faire souffrir comme je souffre, lui transmettre ma peine, et même le tuer. Un sentiments horrible de colère me tiraillait, me dégoûtant même de moi. Ce salop, j'aurais voulu le bouffer, lui arracher le bras, le tuer peu à peu, doucement. J'aurais voulu le faire souffrir autant que les gens de son espèce me faisaient souffrir. Ce n'était pas le même qu'il y a quatre ans, celui là était plus jeune mais aussi plus arrogant. Il avait des yeux si noirs que j'avais peur de m'y noyer. Je mordais, fort, de plus en plus fort, agrippant son bras avec des mains fortes. Et il a éclaté de rire. D'un simple mouvement de son bras, il m'a projeté contre un mur de la chambre, et je me suis évanouit. Raaaaah, je m'en veux tellement de m'être évanouie ! Je voudrais tout changer, je voudrait me voir le tuer. Je voudrais me voir sauver ma mère. Quand je me suis réveillée, j'étais attachée, ma mère aussi. Et il la caressait. Il souillait son corps avec des mains d'assassin, il l'anéantissait en caresses. Et elle voulait se débattre, elle voulait s'échapper, elle voulait crier. Mais elle ne pouvait pas. Il emprisonnait sa bouche avec ses lèvres, et empêchait ses mouvements avec des caresses brutales. Je le voyais enlever les vêtements de ma mère, et j'imaginais ses pensées. J'imaginais ce que ça lui procurait. J'aurais donné ma vie pour le tuer. J'aurais offert mon âme aux enfers pour l'anéantir. Pour qu'il ne puisse plus penser, plus vivre, plus respirer. Il violait ma mère sous mes yeux, je pleurais toutes les larmes de mon corps. Cette fois mon père ne viendrait pas, il était partit loin, comme toujours. Je le détestais d'être si loin, mais par dessus tout je détestais cet inconnu. Ce salop. Ce connard. Et il sortit un poignard, qu'il planta dans le ventre de ma mère, y traçant une croix profonde. J'hurlait, ne pouvant ouvrir la bouche à cause du scotch, intérieurement. J'hurlais. Je sentait mon cœur exploser délivrant des larmes sur mes joues. Je me débattais, essayant de défaire les liens pour le tuer. Ma mère était morte, je pouvais juste le tuer. Il léchait le ventre ensanglanté du cadavre de ma mère. Il souriait toujours. J'aurais voulu le faire bouffer son visage, j'aurais voulu que le sang l'empoisonne. J'aurais voulu tant de choses. Une forte envie de vomir me pris alors, mais ne pouvant sortir de ma bouche, la mixture de dégoût resta coincée entre mes lèvres. Je me sentait étouffer et pleurer de plus belle. Il se tourna alors vers moi, et en un sourire retira le scotch. Je lui vidais le contenu de mon estomac dessus. Je le regardais avec un regard haineux, comme pour le briser de l'intérieur. Et il souriait toujours. Il défit alors mes liens, et je lui sautais dessus immédiatement. J'essayais de mordre, de griffer, de faire saigner tout ce que j'attrapais. Et alors, d'une main puissante, il attrapa la mienne et mit mes doigts dans le sang de ma mère. Je vomis de plus belle. J'avais envie de mourir, envie que tout s'arrête pour que ce souvenir s'efface à jamais. Il commença alors à enlever mes habits, me laissant en sous-vêtements, il m'attacha les mains et les pieds à ceux de ma mère, nous collant avec le sang. Et il me traça une grande croix dans le dos avant de repartir. J'ai mal. J'ai trop mal. Je ne veux plus voir ce monde, je voudrais être aveugle. Je voudrais être morte. Tuez moi. J'aurais voulu mourir à la place de ma mère. Je m'en vais, je pars aux Etats-Unis. Mon père trouvera le simple cadavre de ma mère, ce sera sa punition pour son absence. Je veux qu'il souffre lui aussi. Je veux oublier le visage de l'agresseur, je ne veux plus y penser. Je vais effacer ce souvenir de ma mémoire à tout jamais ...
Journal, tue moi.
Exemple de message :
* Alors que des sentiments contradictoires la torturaient, Jade vit les iris du jeune homme se tourner vers elle. Elle eut l'impression d'être percée à jour par le regard noir qui la fixait et un nouveau frisson la parcourue.
La nuit n'allait pas tarder à tomber et l'ambiance semblait se rafraîchir. La ville était silencieuse et pas une ombre ne venait interrompre le face à face des jeunes gens.
Soudain, le sombre regard se détourna de Jade. L'homme se leva puis se mit à marcher le long du quai.
Alors qu'elle suivait de son beau regard bleu les pas du jeune homme qui le guidaient vers la mer, Jade sentit le froid la submerger. C'était comme si une vague venait de s'abattre sur elle, la laissant seule, glacée, et perdue dans cette ville qu'elle ne connaissait pas.
Pour la première fois depuis des années, Jade eut besoin de réconfort. Elle avait besoin qu'on se soucie d'elle, qu'on la protège, qu'on l'aime. Elle aurait tellement voulu avoir une enfance douce à vivre près de sa mère, au lieu de survivre en marchant de villes en villes, toujours espérant au fond d'elle, mais sans jamais se l'avouer, qu'un jour elle trouverait quelqu'un rien que pour elle.
Elle se leva et ses pas la guidèrent sur la berge, vers les flots en colère. Elle s'était mise à marcher afin de se débarrasser du froid qui l'enserrait ; en tout cas c'était ce qu'elle disait pour ne pas s'avouer qu'elle était comme attirée par l'aura qu'il dégageait.
Jade s'approcha du jeune homme. Elle n'était plus qu'à un mètre de lui, et elle avait envie d'être encore plus proche de lui, toujours plus proche. Elle s'avança d'un pas et n'était plus qu'à quelques centimètres de lui. Elle s'arrêta alors, terrifiée par les sentiments nouveaux qui se déchaînaient en elle. Elle ne savait plus si elle voulait s'approcher encore, ou au contraire, céder à sa répulsion habituelle et fuir, fuir le plus loin de lui qu'elle le pourrait.
Une vague s'échoua aux pieds de Jade, la glaçant encore plus. Elle eut un mouvement de surprise qui la déséquilibra, et qui la fit tomber sur l'homme magnifique qui se trouvait devant elle. Ce dernier ne s'attendait pas à ce qu'elle trébuche. Et ne se tenait donc pas sur ses gardes et le poids de Jade l'entraîna vers les flots bouillonnants qui les avalèrent tous les deux.
Jade n'avait pas eu le temps de réaliser et le contact avec l'eau froide pétrifia ses membres engourdis. Elle n'avait plus assez de forces pour nager et elle se sentit planer doucement vers la plage sous marine, avant de laisser ses yeux se fermer.
# Les instants mal appréciés n'apportent que du froid. Les rires sont des vents glacés et le gel recouvre les moments heureux. Mais il suffit d'un regard chaud pour rallumer la flamme ... Et qui tout apparaisse sous un jour nouveau ...
Pourquoi t'es-tu éloigné avant de réchauffer mon coeur ? #
Nom : Efferson
Prénom : Lund
Age : 25 ans
Race : Lycanthrope
Description physique :
Lund mesure 1 m 80 pour 68 kilos. Son corps structuré de muscles, peut se révéler une arme dangereuse, surtout qu'il arrive à le manier à la perfection, en contrôlant le moindre muscle. Sa précision de mouvement en devient redoutable. Ses cheveux noirs, en bataille, ses yeux de la même couleur et sa barbe mal rasée lui donnent un visage charmeur par son côté froid et mystérieux. Ses yeux camouflent tous ses sentiments, paraissant toujours inexpressifs, et incapables de pleurer. On se perd facilement à contempler ses iris, cherchant à découvrir ses secrets ; c'est une bien vaine recherche car vous n'y verrez toujours que votre image. Des reflets gris se perdent parfois dans son regard et sa chevelure, le faisant paraître plus âgé. Ses mains fortes, peuvent être tous aussi destructrices que douces, et il joue souvent de cette capacité. Il porte, tatoué sur le haut de son torse et en occupant toute la largeur, l'image d'une croix, noire, entremêlée de chaînes symbolisant sa soumission à la bête qu'il devint les soirs de pleine lune. Il porte souvent un blouson de cuir noir, avec une autre croix, tracée au couteau au niveau de ses omoplates.
Caractère général :
Lund n'est pas très bavard. Il est plutôt un garçon qui écoute et exécute. Il adopte un comportement que l'on pourrait qualifier de fou et ne connaît pas la pitié. Il se comporte comme une machine pour ses supérieurs, se contente de faire ce qu'on lui dit. Assez calculateur, il trompe très facilement les gens, et aime inventer des pièges, plus sadiques les uns que les autres. La pleine lune ne change pas grand chose par rapport à son comportement habituel, et il aime se considérer comme lycan à part entière. Il est souvent très distant et froid, mais se montre charmant avec les jeunes femmes, pensant déjà à leur corps ensanglanté dans son lit. Il révèle très peu de son histoire et s'attarde rarement sur le passé, ne pensant d'ailleurs presque jamais à l'avenir. Sa soumission cache un leader qui ne perd jamais son sang froid. Il peut donner une impression de sécurité à ceux qui sont à ses côtés, ce qui est assez ironique face à tous les crimes qui sont signés de son nom. Mais des fois, dans ses jours d'extrême bonne humeur, il parvint à retrouver un comportement « normal », cependant, il ne tarde jamais à retomber dans sa noirceur. Il est impossible à sonder et ses réactions sont incontrôlables.
Biographie :
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Un appartement à New York, comme tant d'autres, échoué au 10ème étage d'un immeuble comme tant d'autres. La fin de l'après-midi approche et quelques réverbères commencent à oser leur lumière fébrile. La ville est belle, et le ciel, spectateur magnifique de ce monde, commence à s'encrer de noir. Les buildings, colosses de gris, et vitrés, semblent écraser les passants par leurs gigantesques silhouettes. L'appartement est au-dessus de ce désordre organisé de routes. Il surplombe la vue, perdu au milieu d'autres pièces, encerclés d'escaliers.
Un jeune homme de 17 ans, avec un visage étrangement froid, regarde, perplexe, son amie, son amour.
_ Linnet ?
_ Linnet ? Pourquoi tu réponds pas ?
_ Linnet !!!! Tu pourrais répondre quand je te parle ! Oh !
_ Linnet, je t'aime !
_ Linnet, tu t'en fous c'est ça ?
_ Linnet, c'est quoi ça sur tes lèvres ?
_ Linnet, c'est rouge, Linnet, c'est du sang !
_ Linnet, là aussi sur ton ventre ...
_ Linnet, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?
_ Linnet ! Oh ! Linnet !
_ Linnet, j'ai un couteau dans la main !
_ Linnet, explique-moi, s'il te plaît !
_ Linnet !!!
_ Linnet, je crois que j'ai compris ...
_ Linnet, tu es morte.
_ Linnet quelqu'un t'as tué ...
_ Mais je ne t'abandonnerais pas Linnet !
Le garçon prend la main de la jeune fille. Ses yeux veulent pleurer mais ils ne le peuvent pas. Triste, il la regarde s'éteindre. Un léger filet de sang coule des lèvres de la victime. Il l'embrasse. Mêlant le sang a sa salive. Un dernier baiser. Tendrement. Il joint ses lèvres aux siennes, ses mains caressent doucement la peau de celle qu'il aime. Ses doigts agiles se heurtent à une plaie, une plaie au couteau qu'il a lui même tracé sur sa poitrine. Il sourit maintenant, caressant le liquide pourpre qu'il s'écoule du corps.
Leur relation a duré longtemps. Ils s'aimaient tout les deux, et la veille, ils avaient jouit de leur première nuit de tendresse. Magnifique. Mais maintenant Linnet était morte. Tuée par la folie du jeune homme qui l'aime. Le voilà qui sourit. Attristé par la fin de leur amour, il sourit au crime qu'il vient de commettre. Il sourit au sang. Il en veut encore.
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Lund quitte l'appartement de Linnet, en lui lançant un petit « A bientôt ». Mais Linnet ne répond pas. Elle expire son dernier souffle de vie. Elle n'a pas crié lorsqu'elle est morte. Elle a seulement essayé de raisonner l'homme de sa vie. Mais rien. Il l'a tué, sans raison. Elle n'a pas comprit pourquoi celui qui l'aimait tant la traitait ainsi, mais il ne lui a pas offert le temps de la réflexion.
Il part, mains dans les poches, du sang encore sur le visage. Les passants s'écartent et certains sortent même leur téléphone pour appeler la police. Lund n'y fait pas attention. Dans sa tête, Linnet s'est faite assassinée par un inconnu. Il ne sera pas présent à l'enterrement et quittera la ville sans mauvaise conscience. Il s'en va, avec sa fidèle moto qu'il a récupérée chez lui. Dans un vrombissement de moteur, il quitte la réalité.
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Lund finit par arriver à proximité d'un village entouré d'une petite forêt. Il pénètre dans l'obscurité rassurante de lieu, slalomant entre les arbres comme qu'il y était déjà venu. Sur sa route il croise un jeune garçon, à peine plus jeune que lui. Il sent alors dans sa poche le poignard encore ensanglanté. Alors il le sort, et dans un sourire, le plante dans le corps du pauvre inconnu. Mais la nuit tombe. Et une lune magnifique, ronde, laisse faufiler ses rayons parmis les arbres. L'adolescent, le couteau encore planté dans le flanc commence alors une merveilleuse métamorphose. Lund, sous le charme, assiste au spectacle et vois se dessiner une silhouette de lycan devant lui. Cette rencontre est décisive. Lund se laisse mordre par le garçon, et accepte avec joie sa nouvelle condition. Il repart. Il quitte le village. Et beaucoup de jours suivirent.
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Beaucoup de nuits, beaucoup de pleines lune et beaucoup de meurtres. Mais Lund ne s'arrête pas ici. Assassin de sang froid, il n'hésitera pas à trancher la gorge des enfants qui se trouveront sur son chemin. Et les femmes. Elles mourront après avoir jouit de ses caresses, écorchées vives. Et toujours ce même sourire sur les lèvres de Lund. Ce sourire froid et effrayant. Et à chaque fois, sur leur corps, une croix de sang.
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Dans sa course meurtrière, il arrivera à Venoms, et, apprenant l'existence d'une organisation de lycans, décidera d'y rester. Consentant volontiers à se mettre au services de ces bêtes, il est prêt à tuer. Encore et encore. Il se promet d'obéir aux ordres. Il se promet de n'avoir aucune pitié. Il se promet de se soumettre à la bête qui sommeille en lui.
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Exemple de message :
* Des lumières incertaines essayaient encore d'éclairer le port. La nuit était proche, et Lund le savait. Cette nuit serait belle, il ne lui manquait plus qu'une proie. Cette nuit il serait le monstre, son esprit pourrait s'exprimer tel qu'il est vraiment dans ce nouveau corps. Vivement cette nuit. Plus que quelques heures avant l'enfer, plus que quelques heures avant le bonheur. Et ça serait divin comme toujours, un vrai miracle. Plus fort sentiment que l'amour est celui qui naît en Lund tous les soirs de pleine lune. Un mélange de haine, de joie, de douleur, de peine, et de puissance. La puissance, il a toujours aimé la sentir en lui, ce sang bouillant déferler dans ses veines, irriguant chaque partie de son corps d'un délicieux brasier.
Plus que quelques heures, le vent autour de lui commençait à s'agiter en même temps que les battements de son coeur. Peut-être que la lune est la seule femme que Lund ait vraiment aimée, sa fascination pour l'astre lumineux sortait aisément de la normalité. Lund déportait son regard du soleil mourant pour aller le planter sur les bateaux esclaves des quelques vagues bruyantes. Une danse infernale se livrait devant lui, une danse insipide et pathétique pour l'impatience de Lund. *
# Lune, tu me manques. Ce soir, je tuerais pour toi ... Tout ce sang, ces cris, ces larmes, un sublime chant pour toi Lune. #
* Le regard de Lund abandonna les bateaux pour s'agripper à quelque chose de beaucoup plus beau. Une jeune femme était assise sur le quai quelques mètres plus loin. Lund n'avait pas de mal à la distinguer, et la silhouette avantageuse de la demoiselle ne laissa pas la bête indifférente. C'était elle qu'il lui fallait cette nuit. Il allait lui montrer toute la force de sa passion ... Il s'approcha doucement, découvrant avec joie les détails de la victime. Des cheveux noirs de tristesse coulaient sur le cou pâle de la proie, voletant doucement dans l'air. La jeune inconsciente était parfaite, au moins aussi belle que la Lune au nom de laquelle elle allait être sacrifiée. Le choix de Lund était fait, et la première étape de son plan débutait. Il s'assit à son tour sur le quai à quelques mètres de l'innocente, fixant l'horizon hésitant au loin. Sous son blouson de cuir se cachait un fidèle couteau, et quelques larmes quittaient les vagues pour aller s'endormir sur le jean délavé de Lund. Le visage du jeune homme demeurait horriblement froid, comme s'il portait un secret qui avait su en séduire plus d'une. Il était beau, avec en plus ce petit quelque chose qui attire les regards des filles perdues. Comme le désespoir attiré par la puissance, la jeune femme ne pourrait pas ignorer le lycan. Ce soir, c'est avec elle qu'il serait. *
# Jeune inconnue ... Regarde moi petite merveille ... Plante ton regard dans mes yeux, je lirais en toi toutes les peines du monde, toute la tristesse de ton passé, et tout le bonheur de cette nuit. Regarde moi, je verrais sur ton corps les traces de sang que j'y dessinerais. Regarde moi, tu ne m'oublieras pas ... #

